Les
négociations Union Douanière d'Afrique Australe (SACU)/Etats-Unis
sur un accord de libre-échange se concentrent sur les questions
de la " Phase Une "
La quatrième
série de négociations entre les Etats-Unis et l'Union
douanière d'Afrique australe (Southern African Customs Union
- SACU) visant à établir un accord de libre-échange
s'est tenue du 23 au 26 février derniers à Walvis Bay,
en Namibie. Les négociations ont été réparties
en deux phases. La première phase, comprenant cette dernière
série de négociations, se concentre sur les questions
d'accès aux marchés notamment les droits de douane industriels
et agricoles, les sanctions commerciales, les règles d'origine
et les procédures douanières. La seconde se concentrera
davantage sur les services, l'investissement, la propriété
intellectuelle, la passation des marchés publics, le travail
et l'environnement.
Avantages et
portée de l'Accord
Le négociateur
en chef américain, Florizelle Liser, a mis l'accent sur l'importance
historique des négociations : " Nous ne sommes pas simplement
en train de négocier l'accès aux marchés
mais d'uvrer à créer une infrastructure, telle que
les services, le travail et l'investissement qui apporteront la prospérité
et contribueront à notre avenir économique commun. "
Le négociateur en chef de la SACU, Xavier Carim, a déclaré
que les négociations étaient essentielles pour renforcer
l'intégration régionale de l'union douanière. L'Accord
de libre-échange Etats-Unis/SACU sera complémentaire à
l'AGOA américain existant, un accord qui permet à 38 pays
d'Afrique subsaharienne de bénéficier d'un accès
en franchise de droits au marché américain pour une gamme
de produits comprenant les fibres, les fils à tisser, les fils,
les tissus, les chaussures, le vin, les pièces d'automobiles.
Actuellement, la réduction ou l'élimination des préférences
est autorisée sur tout produit, car l'AGOA est une offre unilatérale
américaine. L'accord actuel sur l'AGOA, appelé AGOA II,
sera éliminé en 2008, bien qu'il y ait au Congrès
américain deux projets de loi proposant la prorogation des avantages
jusqu'en 2015 ou 2020.
En termes
de points de négociation spécifiques, les Etats-Unis ont
proposé l'inclusion d'un " chapitre sur l'investissement
" exposant les droits et obligations afin d'apporter des clarifications
et des garanties aux entreprises américaines qui investissent
dans la région. La SACU a fait part de son souhait d'inclure
l'antidumping dans les négociations, car l'Union considère
que des actions antidumping américaines ont, dans le passé,
entravé les exportations sud-africaines. Bien que les Etats-Unis
estiment que cette question devrait être débattue durant
les négociations de l'OMC, les négociateurs de la SACU
attendront une réponse officielle des Etats-Unis, durant la prochaine
série de discussions en mai.
Au nombre des autres
questions litigieuses figurent l'agriculture et les biens industriels
et services sensibles. Les négociateurs de la SACU ont très
clairement spécifié que la libéralisation du commerce
des produits agricoles américains était d'une extrême
importance pour la région. Les Etats-Unis ont toutefois indiqué
leur souhait de ne considérer les subventions à l'exportation
des produits agricoles que dans le cadre de l'OMC, une ligne que ce
pays a également adoptée durant les discussions sur une
Zone de libre-échange des Amériques. Pour ce qui est du
commerce des biens industriels, les Etats-Unis cherchent actuellement
à supprimer les droits de douane et d'autres droits, notamment
à éliminer les obstacles non-tarifaires. Dans les services,
les Etats-Unis ont également l'intention de faire pression en
faveur de l'élimination des obstacles discriminatoires au commerce
dans les marchés des services des pays de la SACU. La SACU a,
sur cette question, une approche différente des objectifs américains,
car le groupement régional préfère une approche
de " liste positive " pour la libéralisation des services,
dans le cadre de laquelle les engagements en matière d'accès
aux marchés ne s'appliquent qu'aux engagements listés,
contrairement à la " liste négative " préférée
par les Américains, qui n'excluent pas l'application des engagements
en matière d'accès aux marchés à travers
tous les secteurs.
La prochaine série
de négociations SACU/Etats-Unis est prévue en mai 2004,
à Maseru, au Lesotho. Les discussions futures peuvent être
fixées à des intervalles plus rapprochés, avec
une " super série " finale en décembre pour
respecter la date limite de la fin de l'année proposée
pour rédiger l'accord juste 18 mois après l'ouverture
des négociations.
La société
civile fait part de sa circonspection en ce qui concerne les services
et l'investissement
TAC (Treatment Action
Campaign) basé en Afrique du sud et AIDS Law Project ont présenté,
début février, à l'Equipe sud-africaine de négociation
sur le commerce international, un mémorandum dans lequel ces
deux organisations exposent leurs préoccupations dans les domaines
de la propriété intellectuelle, du commerce des services,
de l'investissement et de la passation des marchés publics. Les
organisations craignent que l'Accord de libre-échange avec les
Etats-Unis ne sape le financement et la fourniture de services de santé
dans les pays de la SACU, et mettent l'accent sur le fait que "
le chapitre sur l'investissement offrirait par exemple à une
firme pharmaceutique, une voie détournée pour porter plainte
contre un Etat-Membre de la SACU qui n'aurait pas amendé sa législation
en conformité avec le chapitre sur la propriété
intellectuelle. " Elles se sont également dites préoccupées
du fait que " les règles sur la passation des marchés
publics peuvent empêcher de manière inéquitable
des mesures nécessaires et urgentes, telles que l'acquisition
de médicaments essentiels pour traiter des urgences sanitaires,
par exemple une épidémie de choléra. "
Le contexte de
la SACU
La SACU comprend
le Botswana, le Swaziland, le Lesotho, la Namibie et l'Afrique du sud.
Créé en 1969 - sur la base d'arrangements en matière
d'union douanière en vigueur depuis 1910 - la SACU vise à
promouvoir le développement économique de l'Afrique australe,
en particulier de ses Membres les moins développés. Les
échanges entre la SACU et les Etats-Unis ont connu une hausse
de plus de 300% depuis 1994. Les exportations de la SACU vers les Etats-Unis
aux fins de l'AGOA s'élevaient à 1,7 milliards de dollars
US et les importations à 2,5 milliards de dollars US en 2002.
En outre, la SACU est en train de négocier des accords avec l'Association
européenne de libre-échange, le bloc commercial latino-américain
du Mercosur, l'Inde et la Chine.
Pour avoir accès
au mémorandum de la TAC et de AIDS Law Project, veuillez consulter
: http://lists.essential.org/pipermail/ip-health/2004-February/005904.html
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Fischler
présente aux PMA le concept de réforme du sucre de l'UE
Lors de la Conférence
des PMA sur le sucre, tenue le 3 mars dernier à Bruxelles, le
commissaire européen à l'agriculture, Franz Fischler,
a exposé les principaux critères de l'Europe pour la réforme
de son secteur du sucre protégé et subventionné.
Fischler a commencé son intervention en notant que la réforme
était inévitable pour quatre raisons. En premier lieu,
le régime du sucre est " en désaccord total "
avec la réforme globale de la Politique agricole commune (PAC)
de l'UE, qui met l'accent sur le découplage du soutien interne.
En second lieu, le régime est critiqué de l'extérieur
par les partenaires commerciaux de l'UE qui lui reprochent de provoquer
des distorsions à travers son haut niveau de protection aux frontières
et de subventions à l'exportation. En troisième lieu,
l'accès en franchise totale de droits et sans contingentement
pour les importations de sucre en provenance des PMA - devant être
introduit progressivement entre juillet 2006 et juillet 2009, aux fins
de l'initiative Tout sauf les armes - remettra en cause le régime
de contingentement et de production actuel. Enfin, le différend
en cours à l'OMC contre le régime sucrier de l'UE peut
avoir " de graves implications " pour les pays (ACP) et pour
le niveau des contingents européens.
Fischler met
l'accent sur les besoins en matière de compensation
S'exprimant sur
trois options possibles pour la réforme du sucre présentées
le 23 septembre 2003, dans un document de la Commission - c'est-à-dire
le statu quo, la baisse des cours et la libéralisation totale
- le commissaire a expliqué que l'UE aurait à prendre
en compte ses obligations internationales, d'une part, mais aussi la
nécessité de fournir des compensations tant aux producteurs
européens qu'aux pays ACP pour les pertes dues à la baisse
des prix et à la réduction des contingents. Selon des
sources, Fischler lui-même a déclaré que dans le
cadre de l'option de la libéralisation totale, la production
européenne de sucre enregistrerait une baisse de 75%. Selon l'association
des betteraviers européens, près de 500.000 emplois dépendent
du régime du sucre européen. Dans un document de janvier
2004, Oxfam International a déclaré qu'il appuierait des
modèles de baisse des prix ou de contingents fixes à la
condition que ces modèles mettent un terme au dumping des exportations,
" qu'ils garantissent des niveaux raisonnables d'accès aux
marchés du Nord pour les exportations agricoles des pays en développement
- en particulier des pays les plus pauvres " et qu'ils favorisent
des secteurs ruraux viables sur les plans social et environnemental
dans les pays du Nord et du Sud. "
Les PMA font
part de leur inquiétude à propos des plans de réforme
Lors de la réunion,
les ministres du Bangladesh, du Mozambique, du Népal et du Soudan
ont fait part de leurs préoccupations à propos de la réforme
proposée. Le ministre du commerce soudanais, Abd al-Hameed Musa
Kasha a déclaré lors de la réunion que la réforme
de 2006 pourrait léser sérieusement les pays en développement
les plus pauvres et les plus vulnérables, car les PMA bénéficient
actuellement d'un traitement préférentiel aux fins de
l'initiative Tous sauf les armes. Dans une situation de libre-concurrence,
les pays en développement plus forts tels que le Brésil
et les Etats des Balkans évinceraient probablement les PMA sur
le marché européen. Kasha a noté : " Ce n'est
qu'en nous permettant de vendre du sucre à un certain cours garanti
que l'initiative Tout sauf les armes peut devenir constructive pour
nos économies. " Actuellement, le sucre, le riz et les bananes
sont les seuls produits sous contingentements aux fins de l'initiative
Tout sauf les armes.
Selon Fischler,
la Commission européenne doit présenter une proposition
de réforme pour le sucre avant la fin de l'été..
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Accessions,
Accès aux Marchés et Cadre Intégré au menu
du Sous-Comité des PMA
Le 9 mars dernier,
le Sous-Comité des PMA de l'OMC s'est réunie pour discuter,
entre autres, de la question de l'accession des PMA à l'OMC,
de l'accès au marché, et du Cadre Intégré.
Sous la direction de son nouveau Président, l'Ambassadeur Ian
M. de Jong (Hollande), les Membres ont statué sur l'état
du dossier d'accession de huit PMA (Bhutan, Cap Vert, Ethiopie, laos,
Samoa, Soudan, Vanuatu et Yémen). Les Membres ont insisté
sur la nécessité de fournir l'assistance technique aux
pays candidats à toutes les étapes du processus.
Sur l'accès
au marché, l'Australie a donné des informations sur son
dispositif de libre accès pour les marchandises en provenance
des PMA (y compris Timor). Le Bangladesh et la Suisse sont intervenus
pour poser des questions sur le calcul du contenu local inclus dans
les règles des conditions d'origine. l'Australie a indiqué
qu'elle reviendrait vers les Membres pour apporter des réponses
à toutes les questions qui ont été soulevées.
La question des contraintes du libre échange a été
soulevée une fois encore par un groupe de PMA (Haïti y compris,
le Népal, le Sénégal et la Zambie). Leur insistance
a poussé le Président du Sous-Comité à adresser
une lettre au secrétariat de l'OMC pour lui demander de produire
un papier sur la question.
Sur le cadre intégré
- qui est un programme d'assistance technique au commerce pour les PMA
et piloté par l'OMC, la CNUCED, la Banque Mondiale, le Centre
du Commerce International, le FMI et le PNUD - le secrétariat
a fourni un rapport (WT/IFSC/7) sur des développements récents
dans la préparation de la phase suivante du programme. En conclusion,
un représentant de la CNUCED a parlé de la diversification
des activités commerciales dans les PMA, suggérant, entre
autres qu'une Task Force Internationale pour les produits de base pourrait
agir en tant qu'un structure de soutien à ces efforts de diversification.
La prochaine réunion est prévue pour le 8 juin 2004.
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La Réunion
du 10 mars au Bengladesh met en lumière les préoccupations
des PMA
Lors d'une réunion
organisée le 10 mars dernier par la Fédération
des chambres de commerce du Bangladesh et l'industrie (FBCCI) et l'Association
Asiatique du Sud pour la Chambre de Commerce Régionale de la
coopération (SAARC) et l'industrie (SCCI), en coopération
avec l'OMC à Dhaka, au Bangladesh, les PMA ont soulevé
un certain nombre d'inquiétudes concernant le fonctionnement
de l'OMC. Lors de la réunion, Amir Khosru Mahmud Chowdhury, le
ministre de Bangladeshi du commerce, a souligné le paradoxe que
son pays qui fait partie des 49 PMA a ouvert ses marchés aux
marchandises et aux services étrangers, alors que des Membres
développés de l'OMC n'ont pas encore répondu en
ouvrant des secteurs qui auraient un intérêt commercial
pour le Bangladesh, ou alors accorder la libre circulation des personnes
à ses ressortissants. Il a également souligné le
besoin d'accès au marché des pays en voie de développement
pour les PMA. Le secrétaire Suhel Ahmed Chowdhury du commerce
du Bangladesh a réaffirmé le besoin d'un " paquet
de libéralisation " comprenant l'accès en franchise
de droits pour les PMA, des procédures commerciales simplifiées,
et des instruments politiques mettant en avant des dispositions de traitement
spécial et différencié. Abdul Awal Mintoo, président
de la fédération des chambres de commerce du Bangladesh
et l'industrie (FBCCI), a noté la nécessité de
s'assurer que l'accès des PMA aux marchés des PMA ne soit
pas annulé par les barrières non-tarifaires, et a réclamé
un moratoire pour l'application des mesures d'antidumping a visant des
PMA.
Le Sénégal
en ligne de mire
Le ministre sénégalais
du commerce, Madame Aicha Agne Pouye, a annoncé la tenue prochaine
d'une réunion des ministres du commerce des Pays les Moins Avancés
les 4 et 5 mai prochains, à Dakar, au Sénégal.
L'objet de cette rencontre serait de relancer les négociations
commerciales qui peinent à s'activer à Genève.
Elle a déclaré, " Après l'échec de
Cancun, nous avons senti le besoin réel de revenir à la
table de négociation. Aujourd'hui, le multilatéral nous
en avons besoin en tant que pays à revenu faible ", a expliqué
Mme Pouye. " Il nous fallait, selon elle, créer ce déclic.
J'ai proposé au directeur général de l'OMC à
l'ensemble de mes pairs africains qui l'ont accepté, l'idée
d'un Sommet des ministres du Commerce des PMA ".
Sources : APS
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Le
Comité SPS se penche sur les questions d'équivalence,
de transparence et de traitement différencié
Le comité
des mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) de l'OMC, qui s'est
réunie les 17 et 18 mars dernier Genève, a adopté
la dernière des trois clarifications d'une décision d'octobre
2001 sur l'équivalence (G/SPS/19), préparant ainsi le
terrain pour l'exécution de la décision. Par ailleurs,
les Membres ont fait des progrès limités sur la question
du traitement spécial et différencié pour les pays
en voie de développement. Les discussions sur ce sujet vont se
poursuivre lors de la prochaine réunion. Le Comité qui
devait se penchait initialement sur les aspects commerciaux de la santé
et des standards sanitaires, a aussi travaillé sur plus de 20
mesures sanitaires mises en uvre par les Membres.
La question
de l'équivalence menée à terme
L'équivalence
se rapporte à l'acceptation mutuelle des mesures de précaution
d'autres Membres qui peuvent différer dans la forme et dans les
procédures, mais qui ont un effet équivalent. La décision
sur l'équivalence a été adoptée pour répondre
aux difficultés de mise en uvre soulevées par les
pays en voie de développement en clarifiant les étapes
de la procédure, pour mieux en faciliter l'application aux Membres
de l'OMC désirant utiliser les dispositions de l'accord de SPS.
Le but de la décision aussi est d'aider les pays en voie de développement
à montrer que leurs produits sont aussi sûrs que ceux des
pays développés. La troisième et dernière
clarification adoptée par le Comité SPS vise donc à
accélérer l'identification de l'équivalence des
mesures de SPS pour les produits précédemment échangés
(ayant déjà faits l'objet de transaction), et pour lesquels
l'information existe déjà.
La transparence
et le TSD dans l'accord SPS
Les Membre ont poursuivi
les discussions sur la proposition du Canada sur le renforcement de
la transparence du traitement spécial et différencié
dans l'Accord SPS, qui exigerait des Membres de s'engager dans des consultations
bilatérales si un pays d'exportation identifiait des difficultés
significatives dans l'acceptation des règlements proposés.
Après les consultations, le Membre devrait informer le secrétariat
de l'OMC du traitement préférentiel requis et fourni (ou
des raisons pour lesquelles il n'a pas été accordé).
La proposition avait été adoptée en principe lors
de la réunion du Comité SPS d'avril 2003, mais les détails
d'exécution restent à mener à terme. Le Comité
a discuté des détails techniques des procédures
proposées par le secrétariat (G/SPS/W/132/Rev.1) aussi
bien que les changements proposés par les USA (G/SPS/W/141).
Parmi les questions discutées, figuraient les inquiétudes
exprimées par quelques membres à propos de la position
des Etats Unis qui traiterait l'assistance technique comme un thème
différent et séparé du traitement Spécial
et Différencié.