Accord
entre l'UE et les pays du Pacifique pour suspendre leurs négociations
sur le commerce des marchandises jusqu'en 2006
Le 10 septembre
dernier, s'étaient ouvertes à Navi ( Iles Fidji) les négociations
commerciales entre l'Union Européenne et la région Pacifique
(Îles Cook, Îles Fidji, Île Marshall, Etats fédérés
de Micronésie, Nauru, Palau, Papouasie Nouvelle-Guinée,
Samoa, Îles Salomon, Tonga, Tuvalu, Vanuatu, Kiribati, Niue) en
vue d'obtenir un Accord de Partenariat Economique (EPA) tel que prévu
dans l'accord de Cotonou qui a été conclu en juin 2000.
L'Accord de Cotonou est un accord de partenariat global, en matière
d'aide et de commerce, conclu entre 77 pays ACP (Afrique, Caraïbes
et Pacifique) et l'Union européenne. Signé en juin 2000
après l'expiration de la vieille Convention de Lomé, l'Accord
de Cotonou a notamment pour objectif, de remplacer les préférences
tarifaires dont bénéficiaient les ACP par des accords
de libre échanges compatibles avec les règles de l'OMC
appelés " Accords de Partenariats Economiques ".
D'un commun accord, l'UE et les pays de la région Pacifique ont
décidé, 6 jours après le début de la réunion
de suspendre les négociations sur le commerce des marchandises
jusqu'à la fin 2006 respectant à ce titre le PACER (Pacific
Agreement on Closer Economic Agreement) ; des négociations commerciales
sur les marchandises ne peuvent avoir lieu dans la région sans
la participation de l'Australie (principal partenaire commercial de
la région Pacifique) et la Nouvelle-Zélande ; or ces négociations
avec ces 2 pays n'étaient pas prévues avant 2011. Il a
été décidé que les pays de la zone pacifique
vont d'abord négocier jusqu'en 2006 un accord sur les marchandises
avec la Nouvelle-Zélande et l'Australie puis reprendre leurs
négociations avec l'Union Européenne.
Pour 2003, les importations de l'UE en provenance des pays du Pacifique
étaient de 530 millions d'Euros, soit une augmentation de 10.7%
par rapport à 2002. Les principaux produits importés étaient
l'huile de palme (29%), le sucre de canne (18%), les minerais de cuivre(9%)
et le café(9%).
Les exportations de l'UE vers les pays du Pacifique ont atteint 210
millions d'Euros en 2003 soit une diminution de 62.5% par rapport à
2002. Les principales catégories de produits exportés
sont le matériel de transport( 56.5%), les machines et appareils(19.7),
les métaux communs(5.2%) et les produits chimiques (3.5%).
Sources : Notes ICTSD, http://europe.eu.int/, Tralac
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Point mort dans les
négociations entre les USA et la SACU
Les négociations commerciales entre les Etats-Unis et l'Union
douanière d'Afrique australe (Southern African Customs Union
- SACU) semblent à nouveau dans l'impasse et ne respecteront
certainement pas le délai du 31 décembre 2004 pour conclure
un accord de libre-échange. Devant l'ampleur des différends,
la réunion entre les négociateurs qui devait se tenir
ce mois à même été annulée. Après
de nombreux soubresauts tout au long de l'année, soufflait pourtant
sur cet accord, il y a quelques semaines encore, un vent d'optimisme
: Georges W. Bush rencontrait Thabo Mbeki et les deux présidents
semblaient unis dans leur volonté de parvenir à un accord.
Aujourd'hui, le vent semble avoir une nouvelle fois tourné. Peter
Draper, un spécialiste du commerce au SA Institute of International
Affairs ( basé à Johannesburg, Afrique du Sud) n'est pas
surpris de la tournure des événements tant les deux parties
(Etats-Unis et SACU) avaient dès le départ de grands désaccords
dans beaucoup de domaines. C'est le cas par exemple des négociations
sur la propriété intellectuelle. Sur ce sujet, le négociateur
en chef de la SACU, Xavier Carim a reconnu que les normes américaines
concernant la propriété intellectuelle, " ne peuvent
être appropriées pour un pays en voie de développement.
". Peter Draper souligne de plus le rôle important joué
par le Congrès américain, restreignant la marge de manuvre
des négociateurs américains et laissant désormais
peu de place à une flexibilité souhaitée par les
négociateurs de la SACU.
Rappelons que la SACU comprend le Botswana, le Swaziland, le Lesotho,
la Namibie et l'Afrique du sud. Créé en 1969 - sur la
base d'arrangements en matière d'union douanière en vigueur
depuis 1910- la SACU vise à promouvoir le développement
économique de l'Afrique australe, en particulier de ses Membres
les moins développés. Les échanges entre la SACU
et les Etats-Unis ont connu une hausse de plus de 300% depuis 1994.
Les exportations de la SACU vers les Etats-Unis aux fins de l'AGOA s'élevaient
à 1,7 milliards de dollars US et les importations à 2,5
milliards de dollars US en 2002. Les principales exportations américaines
dans la région de la SACU comprennent les machines, les véhicules,
les aéronefs, les instruments médicaux, les plastiques,
les produits chimiques, les céréales, les produits pharmaceutiques,
le bois et les produits papier.
Les négociations
pour l'accord de libre-échange- le premier pour les USA en Afrique
subsaharienne ont débuté en juin 2003. Elles couvrent
une large gamme de domaines, notamment le commerce des biens industriels,
le commerce des produits agricoles, les règles d'origine, les
droits de propriété intellectuelle et la coopération
en matière de mise en application des obligations, le commerce
des services, la passation des marchés publics, les mesures commerciales
correctives, les normes du travail, les normes environnementales et
le règlement des différends.
Source : ICTSD,
Tralac
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Rapport de la CNUCED
sur l´investissement dans le monde 2004: La montée en puissance
du secteur des services
Le Rapport sur l´investissement
dans le monde publié par la CNUCED présente les tendances
les plus récentes de l´investissement étranger direct
(IED) et analyse cette année la montée en puissance des
services, en particulier la délocalisation des activités
de services.
Les entrées d´IED ont augmenté dans 36 pays africains
et diminué dans 17 pays l´année dernière.
Les pays riches en ressources naturelles sont demeurés les principales
destinations pour les sociétés transnationales (STN).
L´année dernière, le Maroc a été le
principal bénéficiaire des entrées d´IED
en Afrique, qui sont passées de 0,5 milliard de dollars en 2002
à 2,3 milliards de dollars en 2003 grâce au programme de
privatisation du pays. L´Angola, la Guinée équatoriale,
le Nigéria et le Soudan - tous riches en ressources naturelles-
ont enregistré des résultats exceptionnellement bons,
chacun ayant bénéficié d´entrées d´IED
supérieures à 1 milliard de dollars. Le Maroc et ces quatre
pays étaient à la tête de la liste des 10 premières
destinations de l´IED en Afrique en 2003.
Plusieurs petits pays africains ont aussi été concernés
par la croissance des entrées d´IED sur le continent, du
fait en partie de l´augmentation modeste des entrées d´IED
dans le secteur des services et le secteur manufacturier. Pour la première
fois depuis 1999, les entrées d´IED ont été
largement réparties, 22 pays ayant reçu plus de 0,1 milliard
de dollars, contre 16 pays en 2001.
Des politiques nationales favorables sont également responsables
de cette augmentation d'IED. Elles se traduisent par la conclusion de
35 accords bilatéraux d´investissement et neuf conventions
de double imposition, ainsi que par les négociations sur des
accords de libre-échange entre des groupes de pays africains
et d´autres pays/régions en particulier les États-Unis
et l´Union européenne. La prorogation jusqu´en 2015
de la loi américaine sur la croissance et les potentialités
de l´Afrique (AGOA) en vertu de la loi sur l´accélération
de l´application de l´AGOA, que les États-Unis ont
adoptée en 2004, devrait favoriser l´essor de la production
internationale en Afrique.
D´après Karl P. Sauvant, Directeur de la Division de l´investissement
de la CNUCED, "l´avenir de l´IED en Afrique pour 2004
et au-delà est prometteur en raison du potentiel de la région
en ressources naturelles, du dynamisme des marchés mondiaux des
produits de base et de l´amélioration du regard que les
investisseurs portent sur la région". Les politiques à
tous les niveaux se sont améliorées et les facteurs économiques
sont favorables. En conséquence, les entrées d´IED
sur le continent devraient encore s´accroître cette année.
Source: Notes ICTSD, CNUCED
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Direction de l'Organisation
Mondiale du Commerce : candidature de Jayakrishna Cuttaree
Le ministre mauricien
des affaires étrangères, du commerce international et
de la coopération régionale, Jayakrishna Cuttaree est
candidat à la succession du thailandais Supachai Panitchpakdi
pour diriger l'Organisation Mondiale du Commerce. C'est, en juin dernier,
que son nom a été cité comme éventuel successeur
de l'actuel directeur de l'OMC. Les autres candidats qui se sont déclarés
intéressés par ce poste sont l'Uruguayen Carlos Perez
del Castillo. Autre candidat évoqué, le ministre égyptien
du Commerce Youssef Boutros Ghali qui milite au sein du G 20. Quant
à Alec Erwin, ministre sud-africain du Commerce, mentionné
à un moment, il s'est désisté. Les experts s'attendent
également à la candidature de Sergio Marchi, ambassadeur
du Canada à l'OMC.
Le mandat du directeur général s'achève en août
2005, cependant, les manuvres des politiques et autres lobbies
en vue de l'élection du successeur de Supachai Panitchpakdi devraient
s'achever d'ici la fin de cette année. C'est en effet normalement
à la fin de l'année qui précède le terme
du mandat du directeur général de l'OMC que se décide
le résultat de la future élection de son successeur.
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Le gouvernement russe
ratifie le protocole de Kyoto et permet son entrée en vigueur
prochaine
Alexander Zhukov, le vice-Premier ministre russe, a déclaré
le 30 septembre lors d'une réunion gouvernementale que son gouvernement
avait approuvé la ratification du protocole de Kyoto. Le ministère
russe des Ressources naturelles avait signé quelques heures auparavant
les textes permettant la ratification par Moscou du protocole de Kyoto
sur le changement climatique. La ratification du protocole de Kyoto
par la Russie permettrait son entrée en vigueur sept ans après
sa conclusion en 1997, et ce malgré le retrait des Etats-Unis
en 2001. En mai dernier, Vladimir Poutine avait pris l'engagement d'accélérer
la procédure de ratification, en échange du soutien de
l'Union européenne pour l'entrée de la Russie dans l'Organisation
mondiale du Commerce (OMC).
Elaboré en 1997, le protocole de Kyoto fixe des valeurs limites
juridiquement contraignantes pour les émissions de Gaz à
effet de serre (GES) des pays industrialisés. Ces derniers doivent
réduire leurs émissions en moyenne de 5.2% par rapport
aux niveaux de 1990 pendant la première période d'engagement
allant de 2008 à 2012. Il est à noter qu'aucune limite
n'est fixée pour les pays en voie de développement. En
effet, en introduisant une distinction entre les pays industrialisés
et les pays en voie de développement, la CCNUCC (Convention-cadre
des Nations unies sur les changements climatiques) reconnaît que
les premiers sont responsables de la majeure partie des émissions
de GES (gaz à effet de serre) et ont la capacité financière
et institutionnelle de les réduire.
L'entrée en vigueur du protocole dépend de sa ratification
par 55 pays, parties à la CCNUCC et responsables de 55% des émissions
en 1990. A ce jour, 111 pays l'ont signé mais ils ne représentent
que 44.2% des émissions de GES. C'est pourquoi la Russie était
fortement incitée à y adhérer : elle représente
à elle seule 17.7% des émissions, et suite au retrait
des Etats-Unis du protocole, elle était la dernière chance
d'application du protocole.
Source : Notes ICTSD, Reuters