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Volume: 5

Numéro: 02

01 Mars 2006

Sucre: l'île Maurice intensifie ses initiatives en direction de l'Union européenne

Les autorités Mauriciennes semblent ne pas vouloir baisser les bras à la suite de la décision européenne de réforme du protocole sucre. Une intense activité de plaidoyer et de lobbying est déployée par le Ministre Arvin Boolell afin d'obtenir de meilleures mesures d'accompagnement. L'Etat mauricien a opté pour un lobbying auprès des pays influents de l'Union. Exercice qui intervient à une période où les décideurs politiques se concertent pour déterminer les perspectives financières 2007-2013, d'où seront puisées les mesures d'accompagnement destinées à atténuer les effets de la réforme sur le secteur sucrier des ACP.

En effet, en contrepartie d'une baisse de 36 % du prix garanti, l'Europe offre des mesures d'accompagnement aux Etats ACP exportateurs de sucre. Cependant, la limite de 15 % de cette enveloppe d'aide ne suffira pas au pays. D'autant plus que le quota de Maurice représente 38 % du volume du sucre ACP exporté vers l'UE.

Outre la France et l'Allemagne, le ministre Mauricien se rendra en Espagne et aux Pays-Bas. Des pays qui, à un moment donné, ont fait cause commune avec les ACP pour une réforme assouplie du régime sucrier européen. L'Autriche occupe, elle, la présidence de l'Union de janvier à juin 2006. Ses ministres disposent d'une marge de manoeuvre pour faire avancer un dossier spécifique.

L'influence politique servirait à augmenter l'enveloppe d'aide en faveur des ACP. L'extension de ce lobbying auprès des eurodéputés, très sensibles à la cause des ACP, facilitera l'avancement du dossier. Car la décision finale sur le montant globale revient aux ministres de l'Agriculture et au Parlement européen. Cependant, la distribution de ces moyens financiers revient à la Commission européenne selon des critères spécifiques.

Sources : l'express.

 

 

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