Sucre: l'île Maurice intensifie ses initiatives en direction
de l'Union européenne
Les autorités Mauriciennes semblent ne pas vouloir baisser les
bras à la suite de la décision européenne de réforme
du protocole sucre. Une intense activité de plaidoyer et de lobbying
est déployée par le Ministre Arvin Boolell afin d'obtenir
de meilleures mesures d'accompagnement. L'Etat mauricien a opté
pour un lobbying auprès des pays influents de l'Union. Exercice
qui intervient à une période où les décideurs
politiques se concertent pour déterminer les perspectives financières
2007-2013, d'où seront puisées les mesures d'accompagnement
destinées à atténuer les effets de la réforme
sur le secteur sucrier des ACP.
En effet, en contrepartie d'une baisse de 36 % du prix garanti, l'Europe
offre des mesures d'accompagnement aux Etats ACP exportateurs de sucre.
Cependant, la limite de 15 % de cette enveloppe d'aide ne suffira pas
au pays. D'autant plus que le quota de Maurice représente 38
% du volume du sucre ACP exporté vers l'UE.
Outre la France et l'Allemagne, le ministre Mauricien se rendra en Espagne
et aux Pays-Bas. Des pays qui, à un moment donné, ont
fait cause commune avec les ACP pour une réforme assouplie du
régime sucrier européen. L'Autriche occupe, elle, la présidence
de l'Union de janvier à juin 2006. Ses ministres disposent d'une
marge de manoeuvre pour faire avancer un dossier spécifique.
L'influence politique servirait à augmenter l'enveloppe d'aide
en faveur des ACP. L'extension de ce lobbying auprès des eurodéputés,
très sensibles à la cause des ACP, facilitera l'avancement
du dossier. Car la décision finale sur le montant globale revient
aux ministres de l'Agriculture et au Parlement européen. Cependant,
la distribution de ces moyens financiers revient à la Commission
européenne selon des critères spécifiques.
Sources : l'express.