Editorial

13 December 2011

Rashid Kaukab ouvre ce numéro d'Éclairage sur une note relativement positive. À une semaine de la conférence ministérielle de l'OMC, il nous rappelle que le cycle de Doha et l'OMC sont deux choses distinctes. Les enseignements et les réalisations du cycle de Doha, indépendamment de la réussite ou de l'échec de celui-ci, peuvent être utilisés pour renforcer le système commercial multilatéral. Selon lui, la 8e Conférence ministérielle devrait donc éviter de se concentrer exclusivement sur Doha ou de l'ignorer complètement, pour s'intéresser plutôt aux aspects de Doha susceptibles de renforcer le système commercial multilatéral.

Nora Dihel de la Banque mondiale analyse les caractéristiques des exportateurs de services professionnels du Kenya sur la base d'une étude approfondie de 52 entreprise et de leurs stratégies d'exportation. Elle identifie les principales difficultés rencontrées par les exportateurs de services professionnels et offre des recommandations politiques.

Chris Noonan, professeur à l'université d'Auckland et ex-conseiller commercial à l'OCTA, s'intéresse aux négociations PACER plus dans lesquelles ces pays sont désormais engagés. L'article examine de plus près l'absence de consensus, au sein des PIFP eux-mêmes, sur la façon d'approcher la question commerciale avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande, et insiste sur l'idée que sans vision partagée, le PACER plus pourrait s'avérer hors de propos et sans bénéfice réel pour les PIFP.

Manitra Rakotoarisoa de la FAO explique la logique d'un renforcement de l'intégration régionale en réponse à une plus grande libéralisation économique et à l'augmentation des échanges. Une meilleure intégration permettrait selon l'auteur de créer de nouvelles opportunités d'améliorer la sécurité alimentaire et de renforcer les capacités de développement.

Toujours sur le sujet du commerce international, Gbadebo Odularu et Emmanuel Tambi, du Forum pour la recherche agricole en Afrique, élaborent les différentes politiques pouvant être mises en place pour le renforcer la participation de l'Afrique lorsqu'il en vient à établir des normes et réglementations régissant le commerce agricole.

Bineswaree Aruna Bolaky de la CNUCED examine les nouvelles stratégies de développement industriel en Afrique, en faisant plus particulièrement référence à un nouveau rapport publié par la CNUCED et l'ONUDI. Elle met l'accent sur l'entrepreneuriat et l'intégration régionale, ainsi que sur l'utilisation d'un suivi efficace reposant sur des critères de performance.

Nous espérons que  vous prendrez plaisir à lire cette dernière édition d'Éclairage (voir message en première page).  L'équipe éditoriale vous remercie de votre intérêt pendant toutes ces années et vous souhaite une très bonne fin d'année !

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