Nouvelles et publications

13 December 2011

Un travail inachevé ? Le programme de Doha de l'OMC

La Banque mondiale, en collaboration avec le Centre de recherche sur les politiques économiques de Londres, a publié en novembre 2011 un livre dont les conclusions contrastent avec les dix années de négociations tendues et frustrantes du cycle de Doha. Will Martin et Aaditya Mattoo, éditeurs de cet ouvrage, insistent sur les avantages économiques substantiels et les progrès de développement susceptibles de découler d'une conclusion réussie du cycle de Doha. Le livre souligne les bénéfices d'une libéralisation plus que nécessaire des marchés mondiaux. En plaidant pour la mise en place d'un programme plus ambitieux, qui tienne compte des réalités du 21ème siècle, telles que le changement climatique ou les questions de sécurité alimentaire, « Unfinished Business ?, The WTO's Doha Agenda » offre ce qui fait cruellement défaut au processus en cours : des solutions.

Pour plus d'information, ou pour télécharger cet ouvrage, veuillez consulter le site de la Banque mondiale.

Une nouvelle étude de l'UE montre les avantages économiques significatifs d'un accord dans le cadre de Doha

L'Union européenne a publié en date du 31 octobre 2011 une nouvelle étude montrant que la conclusion d'un accord de Doha aurait pour résultat une augmentation significative des exportations mondiales. Les conclusions de l'étude viennent renforcer l'idée qu'un échec dans la conclusion des négociations en cours constituerait une occasion manquée dramatique pour la communauté du commerce international. Les bénéfices pour les pays concernés d'un accord sur la libéralisation des biens industriels, de l'agriculture et des services, ainsi que sur la facilitation des échanges commerciaux, s'élèveraient à 359 milliards de dollars par an, et pourraient même atteindre 505 milliards de dollars si un accord sur une libéralisation sectorielle des biens industriels était également mis en œuvre.

L'étude fournit une base analytique solide pour les décideurs politiques, soulignant l'importance à plusieurs niveaux d'une réussite du CDD. Les pays en développement, les pays émergents et les pays développés bénéficieraient tous d'un accord ambitieux ; l'étude montre qu'un succès de cette nature dans les négociations représenterait 0,2 pour cent de croissance économique mondiale supplémentaire, avec un impact minime sur les salaires des travailleurs européens. Dans le même temps, et contrairement à une idée reçue, la réalisation de Doha entrainerait une augmentation des revenus douaniers pour certaines parties du monde, et notamment pour l'Afrique sub-saharienne.

D'autres conclusions importantes de l'étude sont disponibles sur le site de l'UE.

L'UE entame un examen de modernisation de ses instruments de défense commerciale

La Commission européenne a annoncé le 28 octobre 2011 qu'un examen de la manière dont l'UE soutient et protège dans les faits les entreprises européennes se heurtant à une concurrence déloyale de la part des autres régions du monde serait bientôt lancé. L'objectif est de renforcer l'efficacité des instruments dits de « défense commerciale », dont la dernière révision date de 1995. La protection apportée par un système de ce type est qualifiée de « vitale » par Karel De Gucht, le commissaire au commerce de l'UE, « face aux défis provenant d'un environnement économique de plus en plus mondialisé. »

La Commission européenne devrait être en mesure de publier une proposition de réforme à l'automne 2012, sur la base des contributions provenant de l'ensemble des intervenants impliqués dans les échanges commerciaux de l'UE. Ces résultats, ainsi que ceux fournis par une « évaluation des défenses commerciales » devant être réalisée par des experts indépendants d'ici janvier 2012, devraient apporter des orientations claires pour la redéfinition du système de défense commerciale de l'UE, garantissant le maintien de l'efficacité du système pour répondre aux pratiques commerciales déloyales menaçant les entreprises européennes.

Plus d'information sur ce sujet sur le site de l'UE.

Doing business 2012 : Entreprendre dans un monde plus transparent, une publication conjointe de la Banque mondiale et d'International Finance Corporation

Doing Business 2012 est la neuvième édition d'une série de rapports annuels faisant l'état des lieux des réglementations favorisant l'activité des entreprises et de celles la restreignant. 183 économies figurent dans le champ d'analyse de ce projet, qui se concentre sur 11 aspects critiques de la vie d'une entreprise, tels que l'obtention de permis de construire, le raccordement à l'électricité, l'enregistrement des propriétés, la protection des investisseurs ou le paiement des impôts. Selon ce rapport, Singapour, Hong-Kong, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis occupent les quatre premières places en termes de facilité pour la conduite des affaires en 2012. A l'opposé, l'Afrique sub-saharienne est la région du monde où il est le plus difficile de conduire des affaires. Les pays sub-sahariens travaillent néanmoins à l'amélioration de leur environnement d'affaires ; entre 2005 et 2011, le pourcentage de pays africains ayant mis en œuvre au moins une des réformes suggérées par le rapport est passé de 33% à 78%.

D'autres conclusions importantes de l'étude sont disponibles ici.

Rapport de la Banque mondiale sur le développement  dans le monde en  2012: égalité des genres et développement

Au cours des deux dernières décennies, les femmes ont bénéficié de progrès significatifs en matière de droits, d'éducation et de santé, ainsi qu'en termes d'accès à l'emploi et aux moyens de subsistance. Au cours de cette période, plus de 136 pays ont montré la volonté politique de défendre l'égalité des sexes en la garantissant à travers leur constitution. L'Afrique sub-saharienne est l'une des régions qui souffre le plus des inégalités entre les sexes. En s'intéressant directement à l'inégalité entre les sexes dans sa publication la plus récente, la Banque mondiale place clairement cette question parmi celles figurant en tête de l'agenda mondial. « L'inégalité entre les sexes n'est pas un problème de pays en voie de développement ; il s'agit d'un problème mondial » déclare Sudhir Shetty, co-directeur de ce rapport. Si la croissance n'implique pas forcément une plus grande égalité entre les sexes, le rapport démontre clairement que l'égalité entre les sexes favorise la croissance ; les pays ayant su mettre en place des politiques s'attaquant aux inégalités entre les sexes affichent un avantage concurrentiel significatif par rapport aux autres.

Pour plus d'information sur ce rapport voir ici.

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