Azevêdo appelle les PMA à définir clairement leurs priorités pour l'après-Nairobi

19 April 2016

Le groupe des pays les moins avancés (PMA) a organisé une retraite, tenue du 17 au 19 avril à Montreux, en Suisse, dans l’optique de discuter des résultats de la 10ème Conférence ministérielle de l’OMC. L’événement visait également à identifier des moyens potentiels pour promouvoir les intérêts des PMA dans le contexte de l’après-Nairobi.

Lors de la dernière conférence ministérielle de l’OMC, qui s’est déroulée à Nairobi en décembre dernier, les membres de l’organisation s’étaient accordés sur un certain nombre de résultats concernant des questions spécifiques aux PMA, comme l’accès aux marchés dans le secteur du coton, la prolongation de la durée initiale prévue pour la dérogation sur les services, ou encore certaines dispositions relatives aux règles d’origine préférentielles. Si ces éléments constituent des avancées pour le groupe des PMA, différents observateurs ont également noté que d’autres questions essentielles pour le groupe restent toujours en suspens.

S’exprimant lors la retraite dans le cadre d’une session intitulée « Aperçu des résultats de Nairobi pour les PMA et voie à suivre dans la perspective de la MC11 », le directeur général de l’OMC, Roberto Azevêdo, a insisté sur l’importance de répondre aux besoins des PMA. « Faire avancer les intérêts des PMA constitue une priorité personnelle pour moi. Cela constitue également une priorité institutionnelles pour l’OMC », a-t-il indiqué aux représentants des PMA.

Le directeur général de l’OMC a aussi appelé le groupe des PMA à jouer un rôle actif dans les mois à venir, en définissant et en communiquant le plus clairement possible ses idées et ses positions concernant les négociations futures. Dans une période aussi cruciale, il a indiqué que c’est l’ensemble des membres qui devrait s’engager afin de faire progresser le travail conduit au sein de l’organisation.

« Tout le monde devrait faire deux choses : tout d’abord, présenter ses opinions au sujet des questions qui devraient être des priorités, et ensuite, faire des suggestions sur la manière de faire avancer ces priorités », a affirmé Roberto Azevêdo lors de son intervention au cours de la retraite des PMA.

S’agissant des questions de l’agenda de Doha restées en suspens, le directeur général a invité les PMA à tenter d’identifier, de concert avec les présidents des groupes de négociation, les difficultés qui bloquent l’avancée des discussions. Dans un deuxième temps, il sera selon lui nécessaire de réfléchir de manière créative sur la possibilité de surmonter ces défis. « Nous devons mettre de nouvelles idées sur la table si nous comptons trouver des solutions », a-t-il affirmé.

Enfin, Roberto Azevêdo est également revenu sur la question des « nouveaux sujets », en référence à la volonté de certains membres de l’OMC d’aborder des sujets ne figurant pas à l’agenda du cycle de Doha. Il a indiqué que certains sujets lui avaient été communiqués par une très large palette de membres, y compris certains PMA. « De nouveau, je vous encourage à réfléchir aux questions qui sont les plus importantes pour vous et à faire entendre votre voix dans cette conversation », a-t-il déclaré.


Rapport ICTSD.
Crédit photo: World Trade Organization, "Tenth WTO Ministerial Conference - Day 5" (Licence : CC BY-SA 2.0)

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