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Peu de progrés sur la mise en
oeuvre
Selon plusieurs observateurs,
l'essentiel du travail reste à faire d'ici le 3 décembre dans le
groupe de négociation sur la mise en oeuvre. Les Etats-Unis ont
soumis leur propre proposition et se sont fortement opposés aux
paragraphes figurant dans le texte du premier décembre sur la mise
en oeuvre dans le domaine des subventions, des régles anti-dumping
et des textiles, pourtant largement soutenu par plusieurs
délégations. Le président du groupe de négociation, le Ministre
Canadien Pierre Pettigrew a envoyé un texte mis à jour à Charlene
Barshefsky, la présidente du « committee of the whole » qui est
chargée de compiler tous les textes issus des groupes de travail.
Celui-ci contient une série de décisions immédiates, des qestions à
négocier, un nouveau plan d'action pour l'intégration des pays les
moins avancés et le renforcement de la coopération technique pour
les pays en développement.
Un représentant de l'OMC a décrit
le texte comme contenant des améliorations par rapport à la version
de mercredi. En particulier, des « progrés allant dans la direction
des propositions des pays en dévelopement ». Parmi ces changements,
la possibilité de ne pas pouvoir appliquer le système de régelement
des différends de l'OMC à certaines dispositions des ADPIC et une
prologation des délais de mise en oeuvre pour les pays en
développement. La nouvelle version déplace également plusieurs des
questions traitées dans l'Annexe II (à décider plus tard) vers
l'Annexe I (décicions possibles à Seattle). De plus, le texte sur
les pays les moins avancés et la coopération technique semble plus
substantiel que celui de la version du premier décembre. Le gourpe
de négociation devrait se réunir de manière plus ou moins continue
aujourd'hui de sorte à arriver à un consensus.
Controverse autour des
normes de travail
Un cinquième groupe de négociation
a été mis . péniblement - sur pied en fin de journée, hier, pour
discuter des questions liées au commerce et aux normes sociales.
Cela concenre, en particulier, la proposition des Etats-Unis de
créer un groupe de travail à l'OMC ainsi que celle de l'Union
européenne d'établir un forum OMC-OIT sur les normes de travail.
Hong Kong a demandé des informations sur le statut de ces deux
propositions qui ne figuraient dans aucun des groupes de
négociation. Hong Kong craignait que la question ne réaparaisse au
dernier moment et qu'elle mette en danger l'ensemble des résultats
de la ministérielle. C'est en réponse à cette demande qu'un groupe
de négociation présidé par le vice Ministre du Costa Rica, a été
créé pour décider si la déclaration devait contenir une directive
pour la mise en place d'un organe, quel qu'il soit, sur les normes
de travail. Au cours de la première réunion du groupe les
délégations ont discuté durant longtemps les raisons de la création
d'un tel groupe. Sur le fond, elles n'ont pourtant pas réussi à
trouver un consensus. Suite à la réunion, les discussions semblent
s'être poursuivies dans de petits groupes.
Groupe systémique: rien ne
bouge
Le groupe systémique s'est réuni
pour la première fois hier. Il a abordé des questions telles que la
mise en circulation des documents, la transparence de l'OMC et la
participation du public dans les travaux de l'organisation. La
proposition des Etats-Unis qui envisage la création de nouveaux
cannaux de communication entre l'OMC et la société civile ainsi que
la création d'un organe consultatif a reçu l'appui de l'Union
européenne, de la Norvège, du Japon et de la Suisse mais n'a pas
fait l'unanimité. De nombreuses délégations se sont prononcées pour
le status quo en faisant référence aux débordements violents qui se
sont déroulés durant la ministérielle. A moins d'une surprise, la
déclaration ne devrait donc pas aller au delà de la pratique
actuelle.
Proposition sur les ADPIC
Les discussions du Groupe de
négociation sur les nouveaux thèmes se sont suspendues hier vers
23h30. Le président a présenté un texte sur les ADPIC issu de
discussions dans un groupe restreint. Celui-ci préconise, notamment
d'examiner dans le cadre du Conseil des ADPIC, et avec d'autres
organisations internationales, la possibilité de couvrir les
questions de propriété intellectuelle liées aux connaissances
traditionelles et au folklore dans le cadre des ADPIC ou par d'autre
moyens au niveau national et international.
Pas d'accord sur l'initiative 0
tarif
L'Union Européenne (UE), les
Etats-Unis, le Canada et le Japon ne sont pas encore parvenus à un
accord sur les préférences tarifaires pour les pays les moins
avancés (PMA). La proposition originelle de l'UE prévoyait
l'élimination de tous les obstacles tarifaires sur les produits des
PMA et leur consolidation dans le cadre de l'OMC. Pourtant, l'UE a
annoncé qu'elle devrait envisager des exceptions sur les bananes, le
boeuf, le riz et le sucre car, selon les représentants de l'UE, les
accords de Lomé interdisent la discriminiation entre pays développés
et PMA en matière tarifaire. De son côté, le Président Clinton a
annoncé des exceptions pour les textiles. Il a de plus ajouté que
même s'il était prêt à accroître les préférences tarifaires, il
maintiendrait la possibilité de retirer ces préférences si les pays
concernés ne respectaient pas les normes international de
travail.
Conférence de presse des ONG
africaines
"Qui a changé les règles du jeu?
Les fameuses chambres vertes marginalisent de nouveau les intérêts
africains". Washington Convention Centre, 3.12.99, 10 h., organisé
par Africa Trade Network.
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