Comment la ZLEC peut-elle soutenir la transformation économique de l’Afrique ?

22 February 2018

Malgré des taux de croissance élevés au cours des dernières décennies, les pays africains ont toujours du mal à évoluer vers des activités économiques à plus forte valeur ajoutée. Dans un environnement commercial mondial marqué par d’importantes difficultés, comment la Zone de libre-échange continentale peut-elle soutenir la transformation structurelle de l’Afrique ?

Malgré la croissance économique spectaculaire enregistrée aux cours des années 2000, la transformation économique reste un vœu pieux pour la plupart des pays africains. Pourtant, la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) en Afrique nécessitera d’importants changements dans la structure des économies du continent. Dans l’environnement économique et commercial complexe d’aujourd’hui, la mise en œuvre d’un tel processus de transformation n’est pas chose facile. Pour y parvenir, l’Afrique devra faire face à au moins trois grands défis globaux : la crise du système commercial multilatéral, la baisse des prix des matières premières et la restructuration des chaînes de valeur mondiales.

La crise du système commercial multilatéral signifie qu’à court terme, l’Afrique a peu de chance de voir ses priorités abordées de manière efficace au niveau multilatéral. Lors de la onzième conférence ministérielle de l’OMC (CM11) de décembre dernier, l’absence de volonté politique pour parvenir à un compromis a abouti à une absence complète de résultat sur les questions prioritaires pour l’Afrique et les pays les moins avancés (PMA), à savoir l’agriculture, le traitement spécial et différencié, et la pêche. Pour ce qui est de l’avenir, il n’existe à l’heure actuelle aucune feuille de route pour guider les discussions futures sur ces questions liées au développement. Les grands acteurs se concentrent désormais sur la question de savoir s’il faut ranimer les négociations multilatérales et comment le faire, plutôt que sur les questions qui intéressent les PMA ou l’Afrique. L’un des résultats les plus importants de la CM11 est le fait que les discussions sur le commerce électronique, la facilitation de l’investissement, les réglementations nationales et les MPME se poursuivront en dépit des préoccupations ou de l’opposition de la plupart des PMA et des pays africains. Les perspectives de progrès au niveau multilatéral étant plutôt sombres, la plupart des pays poursuivront sans doute leurs objectifs commerciaux dans le cadre d’initiatives plurilatérales, régionales, voire méga-régionales, auxquelles l’Afrique n’est généralement pas partie.

Dans le même temps, le boom des prix des matières premières touche à sa fin. Le déficit extérieur courant de l’Afrique a par conséquent augmenté, passant de -3,4 pourcent du PIB en 2013 à -7 pourcent (estimation) en 2016. Entre 2011 et 2016, les exportations de marchandises de l’Afrique ont chuté de 11 pourcent par an, les exportations de services de 6 pourcent et l’IDE intérieur est passé de 3,1 à 2,7 pourcent du GDP. Ces tendances reflètent la vulnérabilité persistante des économies africaines face aux fluctuations des prix des matières premières, un problème de longue date pour le continent.

Enfin, la participation aux chaînes de valeur mondiales et la progression au sein de celles-ci sont de plus en plus difficiles, car leur structure évolue. La valeur ajoutée des services représente 50 pourcent environ des échanges mondiaux de valeur ajoutée et, d’ici 2020, le commerce électronique transfrontalier devrait représenter 30 pourcent de l’ensemble des transactions entre entreprises et consommateurs à l’échelle mondiale. Malgré cela, la compétitivité des services et le commerce électronique sont deux domaines dans lesquels l’Afrique accuse du retard par rapport aux autres régions du monde. Depuis la crise économique mondiale de 2008, les entreprises leaders consolident leurs chaînes d’approvisionnement au profit de leurs principaux fournisseurs. Des études de l’ICTSD consacrées aux chaînes de valeur du secteur de l’habillement montrent que les acheteurs internationaux attendent des fournisseurs qu’ils s’impliquent également dans les activités pré- et post-production et respectent des normes privées de plus en plus strictes, comprenant notamment des normes volontaires de durabilité[1]. À mesure que les délais et les coûts de main d’œuvre augmentent en Chine, un nombre croissant d’acheteurs se tournent vers des fournisseurs régionaux. En 2016, plus des deux tiers des exportations européennes et plus de la moitié des exportation asiatiques étaient des exportations intra-régionales. Les producteurs africains ont du mal à s’intégrer à ces chaînes de valeur régionales très concurrentielles en Europe, en Asie et en Amérique centrale/Amérique du Nord. IKEA, le plus grand détaillant mondial d’ameublement, se fournit ainsi auprès de 1 220 entreprises dans 55 pays, mais ne compte qu’un seul grand pays fournisseur en Afrique.

Dans ce contexte, la ZLEC offre une stratégie pour ouvrir de nouveaux marchés aux producteurs africains, qui prend une importance particulière au vu de l’érosion des préférences sur leurs marchés traditionnels. S’il est négocié et mis en œuvre avec succès, un tel projet d’intégration à l’échelle du continent est susceptible d’encourager la diversification économique vers d’autres secteurs que les matières premières ; de libérer la productivité des entreprises grâce à des économies d’échelle plus importantes, aux effets d’agglomération et à l’intensification de la concurrence ; et d’encourager des réformes liées au commerce dans des domaines tels que les services, la réglementation ou la facilitation des échanges, qui permettront d’améliorer la compétitivité des entreprises africaines dans les chaînes de valeur mondiales et régionales.

Des chaînes de valeur régionales pour la transformation économique

Les chaînes de valeur régionales peuvent aider les producteurs africains de valeur ajoutée à pénétrer sur les marchés d’exportation et à progresser dans les chaînes de valeur. Il est en effet probablement plus facile pour les entreprises africaines de conquérir des marchés régionaux caractérisés par des goûts similaires, un marketing et des circuits de distribution moins sophistiqués, des normes moins strictes et des asymétries d’information moins marquées. En 2016, le commerce intra-africain ne représentait que 18 pourcent des exportations africaines, mais un tiers des exportations de produits manufacturés. Sur la période 1998-2014, il représente 57 pourcent de la croissance des exportations pour les biens d’équipement, 51 pourcent pour les produits alimentaires transformés, 46 pourcent pour les biens de consommation et 44 pourcent pour les fournitures industrielles transformées.

Les chaînes de valeur régionales bénéficient de la forte croissance de la demande qui résulte de l’urbanisation et de la montée en puissance de la classe moyenne africaine. On estime que la classe moyenne du continent atteindra 1,1 milliard de personnes (42 pourcent de la population totale) en 2060, ce qui aura un effet d’entraînement sur la demande de biens et services à plus forte valeur ajoutée. Certaines études suggèrent ainsi que le développement de la classe moyenne en Afrique orientale et australe pourrait multiplier par sept la consommation de produits alimentaires transformés à forte valeur ajoutée d’ici 2040. Des sociétés africaines comme Tiger Brands (Afrique du Sud), BIDCO (Kenya), Blue Skies (Ghana) et Camlait (Cameroun) sont en train de relever ce défi grâce à leur connaissance du marché et à leurs réseaux existants d’approvisionnement et de distribution. La montée en puissance et l’expansion des PME dans l’ensemble du continent sont également notables, dans le domaine notamment de la transformation et de la distribution de denrées de base et de produits laitiers, ainsi que dans celui de la fabrication de bière. Les chaînes de valeur régionales peuvent aussi s’avérer des plateformes précieuses pour approvisionner les marchés internationaux, bien que les pays aient besoin pour cela de développer des compétences complémentaires en matière de fabrication de produits intermédiaires, d’assemblage et de logistique.

Ouvrir et développer les marchés régionaux

Le commerce intra-africain s’est certes développé, mais cela provient en grande partie du commerce de produits finaux exportés par les principales économies du continent (Afrique du Sud, Nigeria, Kenya) au sein de leur communauté économique régionale (CER) respective. Le développement de chaînes de valeur régionales organisées de manière à favoriser le renforcement du commerce intra-régional de biens intermédiaires peut malgré tout offrir des résultats avantageux dans l’ensemble du continent. Par exemple, dans la chaine de valeur de l’habillement en Afrique australe, les entreprises sud-africaines ont investi au Lesotho et au Swaziland, tout comme certaines entreprises mauriciennes à Madagascar, pour approvisionner les chaînes de magasins de prêt-à-porter sud-africaines[2]. Par rapport aux entreprises qui approvisionnent les marchés mondiaux, celles qui approvisionnent les marchés régionaux ont évolué vers des produits et des tâches plus complexes et plus rentables. En Afrique de l’Est, les sociétés agro-alimentaires qui approvisionnaient traditionnellement les chaînes de supermarché de l’UE ont pénétré la filière d’approvisionnement des chaînes régionales de supermarchés. Cela leur a permis de diversifier leurs marchés, de réduire leur exposition à la volatilité des marchés internationaux et de renégocier avec succès leurs prix et conditions de paiement avec les acheteurs européens.

Une volonté politique de créer des marchés concurrentiels de plus grande taille est indispensable pour mettre en place un véritable accès aux marchés pour les acteurs établis et les nouveaux entrants. Dans la plupart des CER africaines, il existe au moins quatre éléments qui font obstacle à un véritable accès aux marchés dans le commerce des marchandises : les obstacles non tarifaires, la lourdeur des formalités douanières, la complexité des règles d’origine et les pratiques anticoncurrentielles des acteurs en place. Certaines études ont montré que même si une ZLEC uniquement axée sur la suppression des droits de douane renforcerait le commerce intra-africain, l’élimination des obstacles non tarifaires et la facilitation des échanges permettraient une croissance encore plus significative des exportations et des gains en termes de bien-être[3]. La facilitation des échanges aurait un impact significatif à la fois sur le volume et le degré de sophistication du commerce intra-africain.

En ce qui concerne les règles d’origine, le processus de la ZLEC pourrait tirer les leçons des régimes appliqués dans les CER existantes. Par rapport au COMESA, le régime de règles d’origine par produit appliqué dans la SADC s’est avéré contraignant et coûteux pour le secteur privé, et notamment pour les PME, sans être nécessairement plus efficace pour empêcher le détournement des échanges commerciaux[4]. Les négociateurs de la ZLET ont choisi l’approche de la SADC, qui risque d’entraver les stratégies d’approvisionnement concurrentiel des entreprises et de mettre à rude épreuve les capacités de négociation des économies de plus petite taille.

Enfin, les marchés intérieurs africains sont souvent limités et ont tendance à favoriser une forte concentration industrielle aux mains d’entreprises dominantes. Il existe ainsi, entre autres, des cartels régionaux dans les engrais, le ciment ou le sucre. L’abus de pouvoir de marché pénalise les producteurs qui exercent leur activité en amont ou en aval de la chaîne de valeur, dissuade les nouveaux entrants et décourage l’investissement dans l’amélioration des processus et des produits des entreprises en place. La ZLEC pourrait mettre en place un mécanisme efficace à l’échelle du continent pour lutter contre les pratiques anticoncurrentielles transfrontalières, tout en encourageant les réformes et le renforcement des capacités au niveau national en matière de politique de la concurrence.

Tirer le meilleur parti de la ZLEC

Dans le cadre de la ZLEC, les gouvernements africains ont adopté une approche globale, en inscrivant par exemple les politiques de la concurrence à l’ordre du jour des négociations, et en l’intégrant au plan d’action « Stimuler le commerce intra-africain » (BIAT). Les recommandations de politique présentées ci-dessous aideront à s’assurer que la ZLEC favorise les chaînes de valeur régionales et la transformation économique.

Viser une approche globale et ambitieuse des négociations

Le manque de coordination représente une contrainte bien connue pour l’industrialisation de l’Afrique. Les entreprises africaines ont besoin de pouvoir accéder à des marchés et des ressources complémentaires pour être capable d’affronter la concurrence dans les chaînes de valeur régionales et mondiales. Les négociateurs commerciaux déterminent souvent le contenu et le rythme des négociations en fonction de considérations techniques qui font abstraction des priorités du secteur privé. Un véritable accès au marché pour les entreprises ne devrait pas, par exemple, être entravé par des obstacles non tarifaires ou des règles d’origine inutilement contraignantes. Des institutions régionales chargées des politiques de la concurrence devraient pallier la faiblesse ou l’absence d’institutions dans la plupart des pays et s’occuper non seulement des questions relatives aux fusions et acquisitions, mais également des abus de position dominante, en mettant là encore l’accent sur les secteurs clés.

Les services et le commerce électronique représentent une part croissante des échanges de valeur ajoutée. Cependant, tous les services ne se valent pas. Des études réalisées par l’ICTSD montrent que la contribution la plus importante à la transformation structurelle et aux ODD provient des services de base, à savoir les services d’infrastructure. Les exportations africaines de services liés aux marchandises, tels que les services de fret, d’expédition et d’après-vente, ont enregistré une croissance de 9 pourcent par an entre 2011 et 2016. Même s’il s’agit d’une bonne nouvelle, car ces services sont intimement liés à la production et aux exportations, l’exportation d’autres types de services a baissé sur la même période. Les producteurs africains de valeur ajoutée ont besoin d’un développement plus rapide des services d’infrastructure. Bien que la libéralisation des services puisse jouer un rôle important pour libérer le potentiel de développement du secteur des services, une réglementation intérieure complémentaire qui favorise la concurrence est indispensable pour faire baisser les prix, améliorer la qualité et la diversité des produits, encourager les nouveaux entrants et élargir l’accès. Il faudrait pour cela que sur le plan technique, les négociateurs de la ZLEC sortent de leur zone de confort en matière de commerce des services (avec une approche de liste négative par exemple) et de concurrence. Les responsables politiques africains pourraient envisager une approche complémentaire en associant la libéralisation des services à la convergence réglementaire (si possible), à l’investissement et au renforcement des capacités dans les secteurs des services, qui sont essentiels au développement industriel.

Les gouvernements africains devraient également profiter de la ZLEC pour définir une approche continentale relative au commerce électronique qui soit adaptée aux besoins de développement de l’Afrique, sur la base du mandat de l’Agenda 2063. Celui-ci entend combler le fossé du numérique et bâtir une économique digitale intégrée avec, entre autres objectifs, une augmentation de 10 pourcent de la pénétration du haut débit et de 20 pourcent de la connectivité à haut débit d’ici 2018, l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour l’enseignement et la mise à disposition de capital-risque destiné aux jeunes entrepreneurs et innovateurs dans le domaine des TIC.

Exploiter les entreprises leaders

Les entreprises leaders africaines sont le moteur du développement des chaînes de valeur régionales dans la région. Les décideurs politiques devraient impliquer ces entreprises pour maximiser leur contribution aux chaînes de valeur régionales et au développement industriel transfrontalier. Les dirigeants des pays d’origine de ces entreprises, en Afrique du Sud ou au Nigéria par exemple, peuvent leur offrir des incitations pour investir dans des capacités productives et commerciales au-delà de leurs frontières. Les pays d’origine et les pays d’accueil peuvent également mettre en place des partenariats avec ces entreprises pour promouvoir le développement des compétences et des fournisseurs dans l’ensemble de la région. Enfin, les institutions de financement du développement des principales économies africaines et au niveau régional devraient se voir confier un mandat explicite de développement de l’investissement productif transfrontalier.

Des politiques nationales d’accompagnement de la ZLEC

Au niveau national, la création de chaînes de valeur régionales exige des politiques industrielles et agricoles efficaces, soutenues par un fort engagement politique ainsi que par une administration compétente, qui respecte les besoins du secteur privé tout en conservant son indépendance, et implique de manière transversale les ministères chargés de l’investissement, des compétences et des infrastructures, en mettant fortement l’accent sur la mise en œuvre et le suivi. Ces deux aspects sont souvent le point faible des politiques africaines alors qu’ils sont indispensables à l’apprentissage et à l’adaptation des institutions.

Il est préférable de mettre en œuvre certaines politiques susceptibles d’influencer les chaînes de valeur régionales au niveau local, en matière par exemple de développement de pôles, d’éducation ou de formation technique et professionnelle ou de programmes de développement des fournisseurs en partenariat avec les industriels. Les politiques de développement urbain peuvent, par exemple, avoir un impact majeur sur la compétitivité de la production et des exportations. Les villes africaines abritent un tiers de la population totale du continent mais représentent 80 pourcent de son PIB[5]. C’est là qu’on trouve les entreprises les plus productives, la main d’œuvre la plus qualifiée, l’entrepreneuriat le plus dynamique et les institutions clés. Les responsables politiques doivent donc s’efforcer de saisir les opportunités offertes par la ZLEC et les CER dans le cadre de politiques économiques plus locales, ainsi que dans celui de corridors régionaux comme « l’anneau de croissance » en l’Afrique de l’Ouest.

L’égalité homme/femme passe par des politiques volontaristes

La ZLEC aura des impacts en termes de bien-être qui seront différents selon le genre, et qui varieront selon les pays[6]. Les recherches d’ICTSD montrent que les politiques domestiques qui visent à améliorer l’accès des femmes aux ressources ont une importance, mais également que l’égalité hommes/femmes est indispensable pour remonter les chaînes de valeur en raison du rôle crucial joué par les femmes dans certaines d’entre-elles. La cueillette du thé au Kenya et au Sri Lanka, la transformation du poisson au Cambodge ou la supervision de la production dans le secteur de la confection au Myanmar en sont autant d’exemples. Les négociateurs de la ZLEC devraient rechercher des approches innovantes pour encourager l’égalité hommes/femmes dans le commerce.

Auteur : Judith Fessehaie, Responsable du programme commerce et développement, ICTSD


[1] Voir Morris, Mike, Justin Barnes et Moshe Kao : Global Value Chains, Sustainable Development, and the Apparel Industry in Lesotho, ICTSD, Genève, 2016; Staritz, Cornelia, Leonhard Plank et Mike Morris (2016), Global Value Chains, Industrial Policy, and Sustainable Development – Ethiopia’s Apparel Export Sector, ICTSD, Genève, 2016. Samah El-Shahat et Violante di Canossa, Opportunities for sustainable development in global value chains: A case study of Myanmar garment sector, ICTSD, Genève, 2018 (a paraître).

[2] Morris, Mike et Cornelia Staritz, « Industrialization Trajectories in Madagascar’s Export Apparel Industry: Ownership, Embeddedness, Markets, and Upgrading », World Development 56, issue C (2014) ; Morris, Mike, Justin Barnes et Moshe Kao, Op. cit.

[3] Depetris Chauvin, Nicolas, Ramos, Priscila et Guido Porto, « Trade, Growth, and Welfare Impacts of the CFTA in Africa », 2016; Karingi, Stephen et Simon Mevel, « Deepening Regional Integration in Africa: A Computable General Equilibrium Assessment of the Establishment of a Continental Free Trade Area followed by a Continental Customs Union », document présenté à la 15ème conférence du Global Trade Analysis Project, Genève, juin 2012

[4] Paul Brenton, Frank Flatters, Paul Kalenga : Rules of Origin and SADC: The Case for Change in the Mid Term Review of the Trade Protocol, dans Africa Region Working Paper Series no 83, Banque mondiale, 2005; Peter Draper, Cynthia Chikura, Heinrich Krogman: Can rules of origin in sub-Saharan Africa be harmonised? A political economy exploration, document de discussion 1/2016 de l’Institut allemand pour le développement

[5] ONU-Habitat, The State of African Cities 2010: Governance, inequality and urban land markets, Nairobi, Kenya: Programme des Nations unies pour les établissements humains, 2010.

[6] Depetris Chauvin, Nicolas, Ramos, Priscila et Guido Porto, Op.cit.

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